«Quand la France a commencé à tomber malade de la bière»
Pourquoi les Français ont-ils commencé, pour la première fois depuis des décennies, à boire plus de bière que de vin — et quel rôle le football joue-t-il là-dedans ?
Parfois, les transformations culturelles les plus profondes s’expliquent mieux non pas par des statistiques brutes, mais par le langage des métaphores sportives.
Ces derniers mois, plusieurs publications professionnelles européennes ont attiré l’attention sur une tendance qui, il y a encore peu de temps, aurait semblé presque impossible pour la France : pour la première fois depuis de nombreuses décennies, la bière a commencé à dépasser le vin en volume de consommation.
Selon les données de l’Organisation internationale de la vigne et du vin (OIV) et de l’association française des brasseurs Brasseurs de France, en 2025, les Français et les visiteurs du pays ont consommé environ 22,1 millions d’hectolitres de bière contre 22 millions d’hectolitres de vin. L’écart est minime—à peine dix millions de litres—mais, symboliquement, il est immense pour la France.
Un autre chiffre est encore plus révélateur : la consommation de vin en France se trouve aujourd’hui à son niveau le plus bas depuis la fin des années 1950. Au cours des trois dernières décennies, elle a chuté d’environ 37 %.
Mais il ne s’agit pas tant d’un « boom de la bière » que d’une transformation profonde du mode de vie, des habitudes et du rapport des Français à l’alcool en général. Les jeunes générations boivent nettement moins que leurs parents, et le traditionnel verre de vin quotidien au déjeuner cède progressivement la place à une consommation plus occasionnelle et moins cérémonieuse.
Nous avons décidé d’examiner ce phénomène à travers le prisme d’un match de football entièrement fictif, imaginé par nous, dans le plus grand stade du pays.
Pourquoi précisément le football ?
Parce que, dans la France contemporaine, le football a depuis longtemps cessé d’être un simple jeu.
C’est à la fois :
— une émotion nationale,
— un miroir de la société,
— un sujet de débats,
— un objet de fierté régionale et nationale,
— et presque le moyen idéal pour expliquer les conflits entre la tradition et les temps nouveaux.
Les Français peuvent discuter sans fin de politique, de gastronomie, de littérature, de la manière correcte de servir le fromage et, bien sûr, de football.
C’est précisément pour cette raison qu’il nous a semblé logique de présenter les tendances actuelles du monde de l’alcool en France comme une sorte de grand match.
D’autant plus que la culture alcoolique française ressemble aujourd’hui de plus en plus à un championnat de football :
• les anciens « favoris » tentent de conserver leur domination tandis que de jeunes « attaquants » agressifs gagnent rapidement la faveur du public ; les « entraîneurs » changent nerveusement de tactique ;
• les tribunes se divisent irréconciliablement selon les préférences de chacun, et les analystes eux-mêmes ne savent plus très bien qui deviendra le « champion » de la prochaine saison.
Et dans les championnats nationaux des pays voisins, on observe avec une attention croissante les problèmes de la « ligue alcoolique » française. À Madrid, Rome, Lisbonne et même dans la très brassicole Munich, on comprend parfaitement que, si les changements commencent en France, ils finiront tôt ou tard par toucher tous les autres participants du « championnat européen ».
Même la fictive mais hautement symbolique « Association européenne du football alcoolique » (EAAF) ne se sent plus très rassurée. Après tout, pendant de longues décennies, c’est précisément la France qui était considérée comme son principal sponsor stratégique, fournisseur de légendes, de traditions, de règles, de classifications et des meilleurs joueurs de la première division viticole.
Et lorsque de tels changements commencent dans le pays de Bordeaux, de Bourgogne et du Champagne, toute la structure alcoolique européenne paraît soudain beaucoup moins stable.
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Chapitre 1
« Stade de France » : la Bière contre le Vin
Saint-Denis, dans la banlieue parisienne—le principal stade du pays. Au-dessus de la ville, un lourd ciel de mai. Un violent orage tardif n’est pas exclu. Mais cela n’a pas empêché des dizaines de milliers de supporters de venir au stade pour soutenir leurs équipes favorites.
Les 80 000 places du Stade de France étaient déjà vendues bien avant le match. Des revendeurs à la sortie du métro proposent des billets pour le secteur des IPA artisanales à des prix comparables à ceux d’un jeune Bordeaux issu des prestigieux domaines du Médoc acheté en primeur — au sujet duquel les critiques vinicoles n’ont même pas encore eu le temps de se disputer définitivement.
À l’entrée, les vendeurs d’écharpes crient :
— Blonde ! Froide ! Avec de la mousse et des fruits de mer !
Un peu plus loin, on entend :
— Derniers programmes vintage du célèbre match du championnat « Bordeaux-98 », avec autographes et notes du grand Robert Parker lui-même !
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Aujourd’hui, c’est un match historique. Sur le terrain, dans la finale de la « Ligue alcoolique de football » (FAL), s’affrontent les deux principaux symboles de la culture alcoolique française :
FC Alsace Bière contre AS Grand Cru.
Le commentateur du match est une « légende de sa profession » : Thierry Roland, « la voix de l’ancienne France du football ». Il a déjà qualifié cette rencontre d’affrontement entre « la nouvelle France urbaine et l’ancienne aristocratie gastronomique » :
— Mesdames et messieurs… bienvenue au Stade de France… J’ai commenté treize Coupes du monde de football. J’ai vu les matchs incroyables de Michel Platini, Zinédine Zidane, Éric Cantona, et Thierry Henry marquer avec une facilité presque aussi naturelle que commander un café matinal dans un bistrot parisien. Mais je le jure par tous les vignobles de Bordeaux et de Bourgogne… jamais je n’aurais pensé vivre assez longtemps pour assister à un match entre les « brasseurs » et les « vignerons » dans ce stade mythique.
En ajustant son casque, Thierry regarde à travers la vitre de sa cabine de commentateur les lumières du stade et la pelouse émeraude du Stade de France.
— Mesdames et messieurs… Un peu d’histoire, d’abord. Bien avant l’apparition du football lui-même, la France était déjà l’arène d’un autre grand affrontement…
Il marque une courte pause.
— Le vin est arrivé ici avec les Grecs et les Romains et, avec le temps, il est devenu une partie intégrante de la religion, de la cuisine, de la culture et presque de l’identité nationale du pays. Quant à la bière, elle est longtemps restée la boisson des régions du Nord, des caves monastiques, des artisans et des gens qui ne faisaient pas trop confiance aux discours sur le terroir.
Le commentateur sourit légèrement :
— Pendant des siècles, l’issue de ce match semblait pratiquement décidée d’avance. L’équipe du « vin » contrôlait tranquillement le ballon sur presque tout le territoire français… Mais l’histoire, tout comme le football, adore les retournements inattendus.
Depuis sa cabine, Thierry Roland voit parfaitement la tribune sud, entièrement recouverte de couleurs ambrées. Un immense banderole y est déployée :
« PLUS SEULEMENT DU BORDEAUX À MIDI ! »
Un peu plus haut apparaît une autre inscription :
« LES JEUNES ONT CHANGÉ DE CAPITAINE »

Secteur du FC Alsace Bière au Stade de France. Les jeunes tribunes réclament déjà « plus seulement du Bordeaux à midi » et semblent avoir définitivement changé de capitaine
On y entend également des chants :
« LIBERTÉ ! ÉGALITÉ ! BRASSERIE ! »
Dans la tribune opposée, le secteur des vignerons répond par des drapeaux couleur bordeaux et des slogans scandés :
« Terroir ! Terroir ! »
Au-dessus du stade flotte un petit ballon dirigeable auquel est accrochée une immense bannière :
« LE MATCH SE GAGNE ENCORE À LA TABLE FAMILIALE ! »

Les tribunes de l’AS Grand Cru ne sont toujours pas prêtes à reconnaître la défaite.
Ici, on croit encore que les grands matchs se gagnent non par la vitesse, mais par la tradition, le terroir et l’art de « tenir la table ».
Quant aux supporters américains venus de Napa Valley avec leurs casquettes « Make Bordeaux Great Again », ils renforcent encore l’impression d’une défense historique de l’ancien monde viticole
Le groupe de supporters américains des « vignerons » français, venu de la vallée de Napa, est arrivé au match avec des casquettes de baseball rouge vif portant une inscription douloureusement familière :
« Make Bordeaux Great Again »
et
« The Paris Tasting of 1976 Will Not Divide Us »
👉 En 1976, après la célèbre « Dégustation de Paris », la France comprit pour la première fois avec sérieux que le monde du vin devenait global et que la concurrence venait désormais du Nouveau Monde ; l’histoire mondiale de l’alcool n’était plus obligée de jouer exclusivement selon ses règles. Et cinquante ans plus tard, le pays prit conscience que ce n’était plus seulement la géographie du vin qui changeait, mais la culture même de la consommation d’alcool. Les Français ont parcouru le chemin :
de l’ancienne crise de la supériorité viticole aux nouveaux problèmes du quotidien vinicole
Thierry Roland ne manque pas de commenter cela avec sarcasme :
— Et dire que ce sont d’anciens « rebelles »… et maintenant les voilà presque alliés de la tradition française ! L’histoire sait créer d’étranges alliances !
À l’entrée du stade, un groupe de supportrices exaltées de l’équipe du vin s’est enveloppé dans une immense banderole :
« 2500 ANS D’HISTOIRE DU VIN NE PEUVENT PAS PERDRE CONTRE UNE SIMPLE MOUSSE ! »
Quelque part tout en haut, sous le toit du stade, un petit groupe de supporters indécis a déployé une modeste pancarte :
« LE ROSÉ A TRAHI LES DEUX CAMPS »
La voix de Thierry retentit :
— Voilà donc à quoi ressemble aujourd’hui le changement des générations alcooliques en France. Je vois bien que les banderoles de la bière apportent au stade de l’énergie, de l’audace, de la jeunesse. Tandis que celles du vin respirent l’histoire, une légère arrogance, un certain académisme — comme si des professeurs de la Sorbonne s’exprimaient après leur deuxième verre de Saint-Émilion bien vieilli.

Vue depuis la cabine des commentateurs du Stade de France.
Quelque part entre le vieux microphone, le vacarme des tribunes bicolores et les interminables réflexions sur le Bordeaux, l’IPA et le terroir naît la grande question de cette soirée : la France est-elle vraiment en train de changer de tactique alcoolique — ou assistons-nous seulement au milieu d’un très long match ?
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Chapitre 2
Vieilles vignes contre nouvelle mousse
► Composition des équipes et leurs entraîneurs

Emblème de l’AS Grand Cru—le club de l’ancienne aristocratie viticole, où le terroir compte encore plus que la vitesse et où un bon vieillissement reste considéré comme la meilleure tactique de la saison. Le verre de Bordeaux et le vieux château sur le blason rappellent aux supporters que certaines équipes ne jouent pas pour un seul championnat, mais pour l’histoire éternelle
• L’AS Grand Cru a aligné sa meilleure formation : dans les buts se trouvait un natif du Languedoc—un homme massif portant un maillot couleur muscat mûr. Sur la tête, une casquette semblable à celles des vignerons locaux. La défense était solidement verrouillée par un duo inséparable représentant deux vallées—la Loire et le Rhône. Au milieu de terrain brillait un Espagnol de la Rioja recruté au début de la saison : brun, bouclé, aux gestes nerveux et au sourire éclatant permanent. Son allure laissait deviner que quelques rares gouttes de sang maure coulaient encore dans ses veines.
En attaque évoluait le célèbre duo bourguignon des zones viticoles de Côte de Beaune et Côte de Nuits.
— Notre Pinot dans sa plus belle expression, — disait-on fièrement de cette paire.
Dans l’ensemble, les spécialistes décrivaient l’équipe « du vin » comme l’élégance de la vieille Europe : une élégance aristocratique dans le jeu, une souplesse méridionale et une école pluriséculaire du travail « de la terre ».

Le football en France est depuis longtemps devenu un miroir de la société. Parfois même un miroir plus honnête que la politique
• L’entraîneur principal de l’équipe est Jean-Claude de Terroir : un homme grand et sec d’environ soixante-huit ans. Toujours vêtu d’un long manteau sombre classique, d’une écharpe en cachemire couleur vieux Bordeaux ornée de l’emblème du club, avec une tasse de dégustation en argent suspendue au cou et l’insigne de la confrérie des chevaliers du Clos de Vougeot à la boutonnière. Il reste constamment au bord du terrain, et l’on a parfois l’impression qu’il se soucie davantage de la température de service du Bourgogne par temps chaud que du score affiché au tableau. Un but encaissé en première mi-temps le bouleverse moins qu’un Pinot Noir mal décanté. C’est un homme de tradition, un aristocrate du terroir, gardien de l’ancien ordre surnommé « le cardinal du vin ».

Il ne crie jamais ; parfois seulement, d’une voix fatiguée, il répète comme un axiome :
— Le football… comme le vin… demande de la patience.
Son principe fondamental :
« Un bon résultat doit mûrir dans les bonnes conditions. »
Les journalistes disent de lui :
— Il peut maintenir un score de 0:0 plus longtemps que certains ne conservent un Grand Cru dans leur cave.
• Son principal adjoint est Monsieur Decanter. Il porte des lunettes rondes et répète sans cesse :
— Laissez le match respirer.
Extrait d’une interview avant le match :
Jean-Claude de Terroir :
— L’histoire finit toujours par vaincre la mode… Il ne faut jamais se précipiter : le jeu exige de la patience. Il faut lui laisser le temps de se révéler… Nous pouvons perdre un ou deux matchs, mais pas la culture viticole du pays.
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Emblème du FC Alsace Bière — le club qui a misé sur le pressing haut, le service bien frais et le secteur jeunesse.
La chope d’une Maß d’Oktoberfest et le fût débordant de mousse sont déjà devenus les symboles de la nouvelle « éternelle époque ambrée »
• Le FC Alsace Bière a lui aussi aligné sa meilleure équipe. L’ossature du groupe est composée d’Alsaciens aux racines allemandes. Une véritable garde prétorienne. Discipline nordique, cheveux blonds, joues roses et déjà de petits ventres à bière tout à fait visibles. L’équipe a récemment été renforcée par des « mercenaires » venus d’Allemagne voisine : un Bavarois et un Hessien.
Dans les buts se distingue un Tchèque de Plzeň à l’épaisse moustache toujours recouverte d’une fine pellicule de mousse. En attaque joue un Belge issu d’un célèbre ordre monastique. Un commentateur a un jour remarqué :
— Avec lui, ce n’est jamais simple… on ne sait jamais s’il entrera sur le terrain ou retournera à l’abbaye…

La nouvelle Europe alcoolisée ressemble de moins en moins à un club fermé des anciennes traditions viticoles. Et le FC Alsace Bière apparaît comme une équipe assemblée non plus par l’origine, mais par le mode de vie — un petit continent réuni : l’Alsace, la Bavière, Plzeň, les monastères belges — et le langage universel du football. Peut-être est-ce précisément à cela que ressemble l’avenir de l’Europe
Dans l’ensemble, l’équipe dégageait une impression de puissance, de froid septentrional, de discipline, d’endurance monastique et d’obéissance, ainsi qu’une excellente préparation physique acquise au contact du houblon.
• L’entraîneur principal de l’équipe est Dieter « Le Houblon » Keller — un ancien maître-brasseur alsacien. Une voix de quelqu’un qui a passé sa vie à couvrir le vacarme des cuves de fermentation tout en encourageant son équipe favorite sous la pluie.
Toujours vêtu d’un vieux blouson bomber usé, avec une tasse de café de la taille d’une chope bavaroise Maß d’un litre venue de l’Oktoberfest. Un homme pour qui un litre de bière n’est que le début de la conversation. Autour de son cou pend un appareil servant à mesurer le degré d’alcool des boissons.
Sa philosophie : pressing intense, transmission rapide du ballon aux attaquants, frappes servies bien froides et quasiment aucune pause entre les mi-temps.
Sa phrase favorite :
— Si l’adversaire commence à parler de terroir, alors nous sommes déjà à mi-chemin de la victoire !

• La préparation des gardiens est confiée à Brother Matthias — un moine belge ascétique. En général, il reste silencieux tout le match ; peut-être récite-t-il des prières. Mais avant un penalty contre son équipe, il bénit les poteaux, boit une gorgée de Trappiste bien fraîche… et, d’une manière ou d’une autre, il a toujours raison.
Dieter Keller, juste avant le match :
— Peut-être que l’histoire finit par vaincre la mode, mais elle ne vous sauvera jamais d’une chaleur de +35 °C… Il faut profiter des moments où l’adversaire discute de minéralité… Les jeunes ne veulent plus attendre quinze ans avant qu’une boisson révèle enfin tout son potentiel !
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► Les arbitres
Tous les trois représentent l’industrie des eaux minérales. L’équipe arbitrale affiche un calme ostentatoire : émotionnellement sans sucre et parfaitement hydratée. Ce sont des partisans convaincus du mode de vie sain et de brillants représentants de cette nouvelle Europe qui se dégrise progressivement. Les arbitres tentent de rester neutres, même si les deux équipes soupçonnent que ces gens-là pourraient tout simplement abolir ce type de matchs d’ici une génération… voire plus tôt.

Les arbitres de la nouvelle Europe. Calmes et convaincus que l’avenir du continent devra être bien moins alcoolisé que son passé. Peut-être que la véritable intrigue du match ne réside même plus dans l’opposition entre la bière et le vin. Mais dans le fait que la génération de l’eau minérale observe déjà attentivement le jeu depuis la tribune centrale
L’arbitre principal représente la marque Evian. Grand, maigre, toujours absolument sobre, avec le visage sévère d’un cardiologue de l’Organisation mondiale de la santé. Lors des situations litigieuses, il déclare calmement :
— Messieurs… peut-être devriez-vous simplement boire de l’eau de ma marque et vous calmer ?
Les deux tribunes le détestent—ce qui signifie peut-être qu’il est réellement neutre.
Les arbitres assistants : l’un représente Perrier aussi nerveux et légèrement gazeux que l’eau de sa marque. Il lève généralement son drapeau avant même que le joueur n’entre véritablement en position de hors-jeu.
Le second vient de San Pellegrino : très élégant, il tient son drapeau comme s’il s’agissait d’un verre de sommelier.
Les arbitres chargés de l’assistance vidéo représentent l’industrie des boissons sans alcool ou faiblement alcoolisées — de jeunes analystes en baskets blanches, incarnation du nouveau « visage de la modération européenne ». Ils vérifient en permanence le niveau d’alcool dans l’air, la teneur calorique des chips vendues dans les tribunes, le taux de sucre des boissons rafraîchissantes et mesurent continuellement le niveau émotionnel du public.
L’arbitre principal s’approche parfois de leurs écrans de contrôle vidéo pour vérifier en plus le degré de déshydratation, la température de service, le niveau des tanins dans les cas litigieux et la stabilité psychologique des joueurs après les prolongations.
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À suivre…
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